Le blog de Babyzelle

28 décembre 2011

Best of Cinéma 2011

2011, une année riche en cinéma... Par ici le best of de mon travail de ces derniers mois, dans le cadre de ma chronique cinéma télévisée. 

A revoir : l'interview de George Lautner, réalisateur des Tontons Flingueurs. l'interview de Radu Mihaileanu réalisateur de la source des femmes, l'interview de Naidra Ayadi, actrice du film Polisse , le retour sur le succès d'Intouchables, l'actu du cinéma des Yvelines...

La chronique cinéma, à retrouver aussi en 2012, tous les mardis à 19h15 sur Yvelines Première.

Posté par babyzelle à 16:49 - *Septième art - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,


14 décembre 2011

Travailleurs précaires

Hier, c'est avec un sourire amer que je découvrais le blog de Sara Fistole. J'ai compris la cause qu'elle défendait, sans pour autant y prendre part immédiatement.

Mais aujourd'hui, ironie du sort. J'ai répondu à une annonce d'un célèbre guide de voyage qui proposait de collaborer à la rédaction d'un guide pour deux villes voisines de la mienne. Aucun salaire mentionné sur l'annonce. Curieuse, journaliste, baroudeuse, j'ai donc espéré pouvoir tenter l'expérience pendant mes week-ends et mon temps libre. Quelques heures après l'envoi de mon CV, j'ai reçu une offre par téléphone. On m'indiquait qu'il fallait écrire 250 articles (conseils de restaus, bons plans, activités recommandées...) de 800 à 1000 caractères d'ici fin avril. Le pari est tenable, je sors beaucoup, je sais rédiger vite...Le tout avec une enveloppe de frais de 700€. Quand on fait le calcul, l'offre devient un peu plus ridicule. Mais finalement, le coup de grâce tombe à l'annonce du salaire : 1€ pour une validation de lieu déjà listé, 2€ pour une modification de lieu déjà listé, 5€ pour un article tout frais.

La coïncidence était trop étonnante pour ne pas y voir une perche tendue, une brêche ouverte, la possibilité d'exercer ma plume ironique. Je me suis rendue compte que face à ce genre de précarisation indigne, la solution c'était bien l'union. Mon combat personnel ce n'est pas tant la rémunération que la possibilité d'un travail consciencieux et professionnel. Et souvent, l'un avec l'autre. Je laisse les curieux découvrir ma réponse.

 

 

 

"Chère madame,

 

Après calculs et réflexion, je ne peux décemment pas accepter votre offre. J'ai pourtant, comme tous les jeunes débutant leur vie professionnelle toutes les qualités requises pour l'offre : je suis flexible, malléable à souhait, prête à travailler quasi bénévolement pour acquérir une expérience, et cela à des horaires incroyables Malheureusement j'ai aussi un défaut qui déplaît à de nombreux employeurs : une conscience professionnelle.

 

Je ne suis pas très douée pour le calcul, et à première vue au téléphone je trouvais fort alléchant l'attribution d'une enveloppe de frais de 500€ pour les notes de restaurant et 200€ pour les activités diverses. Malheureusement, j'ai entrepris de diviser cette somme de 700€ par le nombre d'articles que vous attendez : 250. J'arrive à la maigre moyenne de 2,80€. Bien sûr il s'agit là d'une moyenne et je n'oublie pas que certaines sorties restent gratuites, et certaines adresses connues par cœur de la locale que je suis, pas besoin donc d'y retourner y dépenser quelques kopecks.

J'ai retourné le problème dans tous les sens, et j'ai trouvé deux solutions pour ne pas dépasser l'enveloppe de frais : je peux recommander, pour une enveloppe de 2€80 les frites grasses du kebab d'en bas de chez moi. En mutlipliant les kebabs, je proposerai ainsi au lecteur une multiplicité d'adresses gastronomiques. Quant aux sorties, je peux entreprendre de tester le confort de chaque banc du parc de S....-..... .Je sais malheureusement d'avance que cette solution ne vous conviendra pas. Je peux également pour ne pas dépasser cette enveloppe me contenter d'avis approximatifs, tester à moitié, croire ce qu'on me dit, recopier des avis piochés sur Internet, recommander des restaurants qui m'auraient offert le couvert, écrire à l'aveuglette, bref, ne pas explorer, ne pas déguster, ne pas tester, ne pas enquêter...

Cette solution vous conviendrait-elle? Comment procèdent les rédacteurs d'autres éditions pour rentrer dans leur frais? Savez-vous qu'à S..... et S....-C...., comme à Paris, on ne peut pas espérer manger au restaurant pour moins de 10€?

 

J'opterais volontiers pour cette solution de la rédaction à l'aveuglette, si je n'avais pas une conscience professionnelle. Quel genre de recommandations, de conseils, mettez-vous à disposition de vos lecteurs? Si tous les guides sont rédigés de cette manière, avec une enveloppe aussi restreinte, peut-on vraiment espérer y lire des avis de qualité? Je ne souhaite prendre personne pour un imbécile, ni vous, et encore moins vos lecteurs, ces baroudeurs qui vous font confiance.

 

Je pourrais encore épiloguer sur l'indemnisation que vous me proposez pour la rédaction d'articles ou la modification d'adresse. De 1 à 5€. Un euro pour vérifier une adresse, cela ne couvre même pas l'achat d'un ticket de bus aller-retour. 5€ pour un papier? Il y a du mieux, pour moi qui bien sûr suis heureuse de pouvoir travailler à n'importe quel prix. Je crois par ailleurs que cette charmante précaire médiatique a déjà fait le tour du problème avec l'un de vos concurrents : http://blogs.rue89.com/lettres-sara-fistole/2011/12/13/sur-le-web-rech-pigiste-culinaire-pour-5-euros-par-jour-225978

 

J'espère sincèrement qu'avec ce courrier vous aurez pris conscience, non pas de ma situation, mais de celle de vos lecteurs, que je plains désormais de devoir se contenter de papiers qui ne valent pas même une heure du SMIC.

 

Je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les plus distingués,

 

Bien cordialement,


AJR"

 

edit du 28/12/2011 : ce billet a été publié aujourd'hui dans la rubrique "A vos lettres" de Sara Fistole :  Devenez pauvre, devenez journaliste kebab.

Posté par babyzelle à 23:45 - *Coups de gueule - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,

13 juin 2011

Magazine les systèmes d'échanges locaux

Voici le lien vers le magazine sur les systèmes d'échanges locaux réalisé avec Christine Dancausse. Il s'agit de notre projet de fin d'études, il a été sélectionné par le pôle image du Nord-Pas-de-Calais pour le festival "Cas d'école", les 1er et 2 juillet 2011.

Posté par babyzelle à 19:20 - *Reportages - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,

09 février 2011

Etranges excursions

Premier diapo créé pour Fluctuat.

Les excursions touristiques les plus étranges.

Bon visionnage!

Posté par babyzelle à 11:24 - *Odyssées - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,

02 janvier 2011

Transfert de fichiers audio - Blue Fire

Quelle ne fût pas ma joie de découvrir il y a peu un nouveau jouet à ma dimension : un micro stéréo, 44,1, compatible avec mon Ipod Touch. Une merveille de technologie,  la promesse d'un avenir radieux, joliment sonorisé, et bien informé! voilà donc toute la journée à faire joujou avec la bête, et à enregistrer le moindre bruit de goutte qui tombe avec le logiciel adapté (Blue Fire). On se serait cru dans Amélie Poulain, la collection de rires, la musique de Tiersen dans un coin de la tête. Mais chers amis, le bonheur ne dure qu'un temps!

Mais dès lors que j'ai voulu les transférer, les problèmes se sont présentés. Impossible de trouver la marche à suivre. Et après de longues recherches et tentatives, il aurait été fort peu aimable de ma part de ne pas vous faire partager mes trouvailles. Donc, pour transférer des fichiers audio enregistrés sur Blue Fire, en dix mots comme en cent :

-Connectez votre ordinateur et votre Ipod (ou Iphone) sur le même réseau WIFI.
-Dans Blue Fire sur l'Ipod-Iphone, cliquez sur la petite icône "planète".
-Il est alors affiché alors "enabled browser access". Activer l'accès.
-On vous indique alors une url, rendez-vous y depuis le navigateur de votre ordinateur.
-Enregistrez les fichiers sur votre ordinateur, par exemple en .wave
-Importez les sur un logiciel de montage audio voire vidéo, avec de la patience et de la politesse, vous obtiendrez des bons sons.

Pfffiuu. Je retourne prendre une bolée de sons.

Posté par babyzelle à 00:01 - *Sons - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , ,




01 janvier 2011

Emission de radio consacrée aux otages en Afghanistan

Avant toute chose, très belle année 2011 à vous!

Vous trouverez à cette adresse le Podcast de l'émission consacrée à Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sur Radio Ramdam, radio étudiante valenciennoise.

Et ici le boo (= fichier audio) du sujet sur les fixeurs que j'ai enregistré dans le cadre de cette émission.(projet étudiant)

Posté par babyzelle à 16:09 - *Sons - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,

20 décembre 2010

Où suis-je? Ecoutez donc!

Il s'agit ici d'un nouveau passe-temps et d'un nouvel exercice de style pour se faire la main, et la voix. ll suffit aux auditeurs de curieux de tendre l'oreille et de deviner où cette prise de son a eu lieu et de poster des propositions en commentaire, directement sur audioboo. J'essaie à travers ces sons de raconter une petite histoire.

Pas mal de sons saturés car je ne maîtrise pas encore l'outil (un micro Blue Mikey branche sur un Ipod Touch), mais j'espère vous présenter.Reste à savoir si elle vous parle... Pour cette première prise de son, un endroit simple et quotidien, reconnaissable par beaucoup d'entre vous.

Assez parlé donc, écoutez : Devinez où je suis, première, et clap!

Posté par babyzelle à 22:30 - *Sons - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,

12 décembre 2010

Braderie de l'art à Roubaix

     Braderie et art, deux termes antinomiques? Cela fait pourtant vingt ans que Roubaix relève le défi en invitant chaque année des centaines d'artistes de pays différents pour un grand marathon-débarras de l'art.


24 heures chrono, 250 euros maxi.

     Le principe est simple. 24 heures pour créer des oeuvres avec du matériel de récup', fourni essentiellement par Emmaüs  ou apporté par les artistes eux-mêmes. Les oeuvres créées sur place sont ensuite vendues à prix mini, cette année entre 1 et 250 euros. Les prix approchent souvent plus les 250 euros, d'ailleurs.

Mais 250 euros avec 40% de commission pour les organisateurs, ça monte le bénéfice de l'artiste à 150 euros maxi. Alors forcément,  à ce prix-là il y a des dérives. Des bricoles qu'on recolle et qui artistiquement ou financièrement ne valent pas grand chose. Des gadgets et des pins qui n'ont pas trop leur place ici. Des lampes, en veux-tu, en voilà (de très chouettes d'ailleurs, mais bon...) Mais au milieu de tout ça, il y  des artistes en plein processus de création qui jouent le jeu et se débarrassent de leurs œuvres à des prix qui feraient pleurer des galeristes.

Prenez mon œuvre et mon âme, mais pas mon nom

     Et pourtant ces artistes, s'ils ne sont pas mondialement connus exposent deci delà dans des galeries et vendent généralement leurs autres œuvres plus cher qu'à la braderie. Bien que leurs travaux de la braderie soient à part, qu'ils ne passent pas beaucoup de temps dessus et que les matériaux utilisés ne soient pas forcément nobles, ils n'en restent pas moins des créations pures.

     Alors comment font-ils pour vendre leur oeuvre à ce prix-là sans vendre leur âme au diable? La plupart ont trouvé un système : ne pas signer leurs oeuvres. «Vous voulez une signature? Il va falloir y mettre le prix...». Triste, non? Abandonner son oeuvre à un prix hors-marché sans y laisser sa marque. Hors du marché, certes, mais pas tout à fait dans le contre-courant pour ces artistes au nom précieux.

Un beau pied de nez à l'ultraconceptualisation.

     Le choix de certains de ne pas signer laissent d'autres artistes pantois. Pour eux, signature ou pas, argent ou pas, l'intérêt n'est pas là. Qu'ils soient Sarah Turner (1), Frédéric Keiff (2) ou Philippe Olive (3), tous ont pris le temps de m'expliquer la raison pour laquelle ils étaient présents : "for fun"!

     Ce qui compte avant tout, me dit-on sourire aux lèvres en début de soirée, c'est l'ambiance. Ce qui compte avant tout, me dit-on une bière à la main au milieu de la nuit, c'est le fun. Ce qui compte avant tout, me dit-on avec des cernes aux yeux à la fin de la nuit, c'est la performance.

Tant pis si le public plutôt flâneur qu'acheteur ne sort pas son carnet de chèques. Tant pis si aucun contact sérieux avec des galeristes n'est pris. Cela en déçoit certains, dont les cartes de visites débordent encore sur le stand, mais l'intérêt du public joyeux et curieux et l'ambiance les réconfortent systématiquement. Et dans un tel mode de production, pas question de conceptualiser son oeuvre. C'est la conception sur le vif qui prime. Et ça, ça n'a pas de prix!

 

 

     24 heures non-stop d'éclat' et de création je vote pour.  Tout ici n'est que performance et remet en question le principe même de la conceptualisation à outrance de l'oeuvre d'art.  Et en plus, tout ça avec des prix à faire tomber en bourse le marché de l'art, souvent trop figé.  On ne se demande plus :«qu'est-ce qu'il a voulu dire?» mais on va demander à l'artiste :«tu fais quoi là, et tu le fais comment?», et finalement, l'art redevient accessible à tous. Merci!

Anaïs Jurkiewicz-Renevier

Notes

1 / Le site de Sarah Turner

2/ Le collectif de Frédéric Keiff
3/ Le site de Philippe Olive

Voir aussi : le site de la braderie de l'art

Posté par babyzelle à 19:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,

27 novembre 2010

Mon youpin, ma bougnoule : Le nom des gens

Laissez-moi avant d'aller dormir vous conter une petite histoire naïve et plutôt ridicule. Celle du Nom des gens de Michel Leclerc.

Dans cette histoire qui prétend être la "comédie politique" du moment, on trouve pas mal de choses qui font mal aux yeux et aux oreilles. On y trouve tous les clichés du film dégoulinant de bons sentiments. On y trouve des couches entières de stéréotypes. Vous savez, des caricatures bon teint bon genre : "tous les Arabes ne sont pas musulmans, tous les musulmans ne sont pas extrémistes, tiens si on mettait un plan avec des Arabes qui boivent du vin".
Mais alors rassurez-vous, y'a pas que les Arabes. Y'a aussi les juifs, la Shoah, la politique, le racisme, les fachos, le nucléaire, les immigrés, les mariages blancs. Et y'a beau gratter, derrière ces banalités mille fois entendues c'est le vide intersidéral.

Je ne voudrais pas vous empêcher de dormir, mais y'a une cerise sur le gâteau : une séquence avec Lionel Jospin. Qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Qui n'a aucune crédibilité (en même temps depuis 2002 on ne lui demande plus d'en avoir). Mais même les acteurs pros n'arrivent pas à rendre le film acceptable (merci quand même à Jacques Gamblin de tenter de remonter le niveau).

Pour faire dans le lourd, ils sont doués. "Si on combattait le cliché avec des clichés, ce serait une vachement bonne idée? Oh ben merde, on a tué le cliché. Oups".

Et pour illustrer en beauté cette critique sans queue ni tête je vous recommande vivement cette chanson écrite et chantée par le réalisateur et sa femme. Ca vous donnera un avant-goût.

Mon youpin, ma bougnoule

Bonne nuit!

Posté par babyzelle à 00:38 - *Septième art - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , ,

18 novembre 2010

Rubber : Laissez-nous nous abrutir en paix!

     Rubber, dernier film de Quentin Dupieux (1) défraie la chronique. A en lire les revues de presse, on croirait avoir trouvé en l'histoire de ce pneu tueur le nouvel eldorado intello. Gaussons-nous ensemble! Rubber serait (2) une «pure croyance poétique», un «road-movie existentiel», un «non-sens cosmique» et bien sûr une «curiosité conceptuelle et non-sensique à la fois». Postulat que le réalisateur accepte sans complexe, puisque lui-même affirme dans une interview à Jean-Sébastien Chauvin vouloir s'éloigner de la pratique «naïve et sincère» de la série B.

 

     La série B, c'est pas assez hype? Quentin Dupieux  reproche au genre de «faire semblant». D'être destiné à des spectateurs passifs. D'être trop clairement expliqué. Alors, exit les tomates tueuses(3), les pénis dévastateurs(4), ou autres moutons fous (5) qui égayaient les soirées adolescentes et post-adolescentes? La bière à la main, le rire gras bien profond et la nullité pour seule raison d'être, l'absurdité comme seul scénario : c'est plus assez cool! Maintenant il est demandé de conceptualiser son nanard pour pouvoir le hisser au rang des films «nonsensiques». Et Rubber en est truffé, lui, de concepts : mise à distance des téléspectateurs, mise en abyme du film en train d'être tourné, interrogation sur le faux-semblant et la réalité, explication de l'absurdité des scènes (au début et encore à la fin),  pour tout à fait se dédouaner de toute ressemblance avec une série B quelconque.

 

     Alors oui, au-delà du pneu tueur qui roule et qui tue, on trouve un bel hommage aux grands mythes cinématographiques. Oui, Quention Dupieux s'est donné du mal pour dépasser le simple genre de la série B, voire Z. Mais au-delà de ces incursions incessantes de figures de style, Rubber n'en reste pas moins un nanard.  Intercosmique, si vous voulez. Interconceptuel si ça vous plaît. Mais pour profiter d'un nanard sans culpabilité : aucun besoin d'intellectualisme! Laissez-nous admirer des explosions de tête sans explication!

 

(1) : Alias Mr Oizo!

(2) Extraits sélectionnés sur Allociné

(3)"L'attaque des tomates tueuses" John de Bello

(4)"One Eyed Monster", Adam Fields

(5)"Black Sheep", Jonathan King

 

Posté par babyzelle à 13:02 - *Septième art - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,